Peut être qu'on aime la douleur. Peut être qu'on est fait comme ça. Parce que sans elle je ne sais pas... Peut être qu'on ne sentirait pas vivant. On peut se demander pourquoi on continue à se taper la tête contre les murs: parce que ça fait tellement de bien lorsqu'on s'arrête !

Peut être qu'on aime la douleur. Peut être qu'on est fait comme ça. Parce que sans elle je ne sais pas... Peut être qu'on ne sentirait pas vivant. On peut se demander pourquoi on continue à se taper la tête contre les murs: parce que ça fait tellement de bien lorsqu'on s'arrête !
[size=1Le temps passe. Mais ni la douleur, ni les souvenirs ne s'effacent. Alors pourquoi tant de gens s'entêtent à vous laisser espérer qu'avec le temps, tout s'arrange ? Si tel est le cas, dites-moi combien d'années encore me faudra-t-il attendre ? Dites-moi. Fixez-moi une date. Je n'ai plus la force d'espérer le retour du bonheur, si je n'ai aucune idée de pour quand ce sera. Je ne peux plus attendre, encore & toujours, sans savoir si cela arrivera un jour. Alors dites-moi, combien d'années encore cela va-t-il durer ? deux ans , ce n'était pas suffisant. Alors, combien encore ? deux de plus, ou bien dix, ou même vingt ? Combien ? Dans combien de temps pourrais-je vivre comme tout le monde ? Plus le temps passe, & plus j'y pense. Plus le temps passe, & plus cette histoire me poursuit. Elle hante mes journées & chacune de mes nuits. Ils disent tous, pourtant, que les blessures finissent par s'estomper avec le temps. Qu'on finit par oublier certaines choses, ou du moins partiellement. Alors pourquoi n'en est-il rien pour moi ? Pourquoi la douleur est-elle toujours aussi intense ? Pourquoi, deux ans après, je ne peux toujours pas retenir mes larmes quand j'entends son prénom ? Pourquoi même encore aujourd'hui, m'est-il impossible de ne pas m'effondrer quand on évoque quelque chose qui me rappelle la mort ? Pourquoi ? & surtout quand tout cela cessera-t-il ? Ca m'épuise de me battre sans cesse contre cette partie de moi-même qui est en permanence tournée vers eux. Cette partie de moi-même qui fait que, peu importe ce qu'il se passe, c'est encore & toujours à eux que je pense. Quand le moral redescend, que la solitude me pèse, ça m'épuise de devoir lutter contre tous ces souvenirs qui remontent. Ca m'épuise de ne pas bénéficier d'une journée de repos. Ca m'épuise de devoir retenir mes larmes. De devoir afficher un sourire en permanence, alors que j'aimerais, parfois, crier ma douleur au monde entier. Tout cela m'épuise. Tout cela me détruit. Moralement & physiquement. & même si personne ne sait combien certains jours tout cela pèse sur mon coeur, déjà affaibli par sa mémoire, j'aimerais parfois parler de cette douleur à quelqu'un. Mais à défaut d'avoir ce quelqu'un qui écoute & qui rassure, j'écris. & c'est loin d'apporter le réconfort tant convoité. Mais, je n'ai aujourd'hui plus que ça. Alors, je pose ma douleur à travers sa . Je cherche des mots pour mes maux. Afin de pouvoir supporter tout cela pendant encore quelques temps. Quelques semaines ou quelques mois, sûrement même plusieurs années ...

Besoins de partir loint ,de prendre du recule sur ma vie ..fair le vide ...
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# Postato martedì 10 febbraio 2009 01:05

Modificato mercoledì 30 dicembre 2009 16:08

Tu sais que j'ai du mal, encore à parler de toi. Il parait que c'est normal, il n'y a pas de règles dans ces jeux là. Tu sais j'ai la voix qui se sert, quand je te croise dans les photos; tu sais j'ai le c½ur qui se perd, je crois qu'il te pense un peu trop. C'est comme ça. J'aurais aimé tenir ta main, un peu plus longtemps... J'aurais aimé que mon chagrin, ne dure qu'un instant. Et tu sais j'espère au moins, que tu m'entends. C'est dur de briser le silence, même dans les cris, même dans la fête, c'est dur de combattre l'absence, car cette conne n'en fais qu'à sa tête. Et personne ne peut comprendre, on a chacun sa propre histoire. On m'a dit qu'il fallait attendre, que la peine devienne dérisoire. C'est comme ça..

 Tu sais que j'ai du mal, encore à parler de toi. Il parait que c'est normal, il n'y a pas de règles dans ces jeux là. Tu sais j'ai la voix qui se sert, quand je te croise dans les photos; tu sais j'ai le c½ur qui se perd, je crois qu'il te pense un peu trop. C'est comme ça. J'aurais aimé tenir ta main, un peu plus longtemps... J'aurais aimé que mon chagrin, ne dure qu'un instant. Et tu sais j'espère au moins, que tu m'entends. C'est dur de briser le silence, même dans les cris, même dans la fête, c'est dur de combattre l'absence, car cette conne n'en fais qu'à sa tête. Et personne ne peut comprendre, on a chacun sa propre histoire. On m'a dit qu'il fallait attendre, que la peine devienne dérisoire. C'est comme ça..
Le 23 décembre 2oo3, jour de ton départ, dans les minutes & les heures qui ont suivi, Déni & Refus m'ont rendu visite & ils sont restés près de moi, ainsi, pendant peut-être une semaine ou deux. & puis, un matin - Ne demande pas pourquoi ce matin-là, je n'en sais rien. - alors que je me rendais au collège, Déni & Refus m'ont abandonnée & je me souviens avoir fondue en larmes. Je ne saurais trop te dire pourquoi ni comment tout ceci est arrivé. Mais, ce matin-là, j'ai compris que tu ne reviendrais pas. Que dorénavant, tous les matins à venir, & c'est ce matin-là que Peur est arrivée. Mais, contrairement à Déni ou Refus, elle est restée bien plus longtemps. Je crois même que parfois, elle est toujours un peu là, avec moi. Parce que tu sais, je crois que je peux te le dire, depuis que tu n'es plus là, j'ai peur de tout ou presque. D'abord, j'ai eu peur des garçons. & ça, je pense que c'est ce que la majorité des gens, en particulier ma famille & mes amis, ont le moins compris. J'en ai parlé, un jour, avec une fille qui avait vécu le même genre d'horreurs que moi, & elle m'a dit ressentir la même chose que moi. Pourtant, moi je n'ai rien vécu de tout cela, si ce n'est peut-être par procuration, le dimanche soir où tu m'avais tout raconté. & puis, sans toi, j'avais peur de la vie en général & de tout ce que ça sous-entend. J'avais peur de vivre sans toi. De grandir sans toi. De rire sans toi. De pleurer sans toi. J'avais peur de tout sans toi. Mais, pourquoi mettre ces phrases au passé ? J'ai toujours peur de tout. Mais, j'apprends simplement à vivre avec Peur & sans toi. A vivre avec Culpabilité aussi. D'ailleurs, je crois qu'elle, elle est là depuis presque toujours. Depuis que tu es parti. Elle est là, & elle ne daigne pas bouger. Elle s'est faite une place & je me demande parfois si un jour je saurais l'en déloger. Parce que tu sais, malgré ta lettre, malgré leurs mots, Culpabilité a toujours été plus forte. D'avoir vécu toutes ces années sans toi. Afin Parce que les soirs où plus rien n'allait, je savais qu'elle, au moins, elle était là. Je savais que quelque part, je n'étais pas seule. & puis, j'en avais simplement besoin. Dépression, elle cache bien son jeu. J'ai mis du temps à me rendre compte qu'elle aussi était à mes côtés. Mais, de toute façon, je crois que rarement les gens réalisent que Dépression les poursuit. Ils pensent toujours que tout va bien. Même quand ils sont au plus bas. Je pense toujours que tout va bien.. Tout va toujours bien, puisque Sourire est là pour sauver les apparences. & tout le monde vous le dira, quoi de plus important que les apparences. Quant à Acceptation, je crois qu'il me faudra attendre des mois, voire des années encore, pour qu'elle daigne se montrer. Elle est peut-être trop faible pour faire face à Dépression. & peut-être que Déni & Refus sont encore trop présents au fond de moi. Mais, toujours est-il qu'il y a un sentiment qui est bien plus fort que Déni, Refus, Peur, Culpabilité ou Dépression. & ce sentiment ne m'a jamais quittée durant ces cinq dernières années. Il m'a permis de ne pas m'effondrer quand ta vie s'est arrêtée. & je sais qu'il demeure le seul véritable lien entre toi & moi, entre ton monde & le mien. Ce sentiment n'a pas de barrière, pas même la mort .. L'Amour ! Mais encore ce soir, je ne comprends toujours pas tes actes passés. Que nous est - il arrivé à ce moment là? Tant de questions qui resteront sans réponse. J'aurais voulu oublier ces moments douloureux, mais rien ne s'efface.. Je n'arrive toujours pas à trouver ma place dans ce monde, je suis complètement perdue, si seulement je pouvais revenir en arrière, revivre ne serait - ce qu'une heure, le Bonheur d'avoir une famille unie. Depuis ce jour là, j'ai peur de tout, peur de l'abandon, de me retrouver seule. Car oui, c'est ce que j'ai ressenti durant tous ces longs moments sans toi. Pourquoi? Pourquoi avoir voulu nous laisser seuls? La peur de perdre les gens que j'aime, comme je t'ai perdu toi, ne me quitte plus depuis 5 ans. Tu ne le sais sûrement pas, mais j'ai eu énormément de mal à reprendre une vie normale. J'étais remplie d'angoisses. D'ailleurs ça ne m'a jamais vraiment quitté. J'ai une peur bleue des garçons, et je n'arrive plus à imaginer qu'un homme puisse s'intéresser à moi. Ca me parraît si normal, d'être abandonnée par la gente masculine. Comment un garçon pourrait avoir envie d'être là pour moi, si même toi, mon plus grand modèle, tu as voulu me laisser.. Tu m'as abandonné, tu as été lâche et je t'en voudrais toute ma vie. Je ne comprendrais sans doute jamais pourquoi tu nous as fait ça, même si notre sort était déjà tout tracé, tu nous as détruit. Je croyais en avoir assez fait les frais, mais c'est faux.. Je voudrais revenir en arrière, changer les choses. Je passe mon temps à aider les autres, parce que je me sens coupable, de ne pas avoir su nous aider Nous. Je n'ose parler de ça à personne, car cette peine est beaucoup trop personnelle, et je ne veux pas de la pitié des gens, alors je souris. Oh oui si tu savais comme je souris. Je crois que c'est ma plus belle arme contre la vie. Ma plus belle revanche, c'est d'avoir appris à sourire. Je voudrais tant que tu lises ces lignes, mais jamais tu ne les liras ..Je t'aime malgré tout, et si tu savais, si seulement tu savais comme tu me manques...

# Postato sabato 07 febbraio 2009 08:31

Modificato mercoledì 30 dicembre 2009 16:14